Pourquoi j’ai choisi l’alimentation autonome pour mes enfants

En fait, je ne l’ai pas vraiment choisie…je n’ai pas eu le choix ! J’ai découvert cette « méthode » en 2013 avec mon 1e enfant qui refusait complètement les purées. Je vous partage ici une tranche de vie, en souhaitant qu’elle vous encourage à vous faire confiance ainsi qu’à votre bébé. 

alimentation autonome (DME/BLW) Bébé concombre
Gabriel à 6½ mois

Un bébé de petit poids

Après un début d’allaitement un peu difficile et une perte de poids importante dans ses premiers jours de vie, je suivais attentivement le poids de mon petit coco. J’avais un modèle somnolent, qui s’endormait facilement au sein et qui voulait boire aux 2 heures. Né au 50e percentile, il réussissait à se maintenir au  avec ce rythme et je commençais à relaxer un peu. Jusqu’à son rendez-vous de 4 mois : il était maintenant sous le 3e et n’avait pratiquement pas pris de poids en 1 mois. PANIQUE !

 

Le médecin m'a dit... 

Voyant la chute dans la courbe de poids, j’ai eu le droit au kit complet : requête pour prise de sang, test à la sueur et test d’urine, rendez-vous chez le pédiatre et avec une consultante en lactation et possibilité de prendre de la dompéridone. Et bien sûr : il faut commencer les solides dès maintenant. Un peu ébranlée, je me suis rendue à la halte-allaitement pour discuter avec la nutritionniste qui était malheureusement absente. L’infirmière, bien intentionnée, a évalué la situation et suggéré de suivre les recommandations du médecin. D’un côté, je savais qu’il était recommandé de poursuivre l’allaitement exclusif jusqu’à 6 mois. De l’autre, je m’inquiétais pour mon bébé et je dois avouer que l’idée que son alimentation ne repose plus uniquement sur moi me plaisait bien. J’ai donc donné des céréales à mon coco à 4 mois et demi. Erreur...

 

Les premières bouchées

Les premières bouchées ont été agréables. Il semblait apprécier cette nouvelle activité et les sensations différentes qu’elle amenait. Rapidement, la situation s’est détériorée. C’était la bataille à tous les repas et il finissait par ne manger que des quantités minuscules. Devinez si ça a changé quelque chose côté poids ? NON ! La rencontre avec l’IBCLC m’a permis de réaliser que, s’il ne prenait pas assez de poids, c’est qu’il ne tétait tout simplement pas assez! Avec son aide, j’ai réussi à remonter ma production et à donner à mon garçon ce dont il avait le plus besoin : du lait maternel. La nutritionniste du CLSC m’a conseillé afin d’enrichir son alimentation au maximum. Résultat : toujours au 3e…


Bébé et purée
Gabriel et la purée de carotte...
bébé cérales
Les fameuses céréales pour bébé

La quête d’autonomie 

À 6 mois, il refusait encore d’ouvrir la bouche, voulait prendre les bols et les cuillères, cherchait à attraper les aliments dans notre assiette. C’est en cherchant des alternatives que je suis tombée sur un article sur le BLW. Révélation : monsieur voulait être AUTONOME! J’ai regardé quelques vidéos et fouiller un peu sur le web. Il existait autre chose que la méthode traditionnelle d’introduction des solides. Le premier essai avec un morceau de poulet a été plutôt concluant, il souriait enfin en mangeant! Mais papa n’était pas convaincu… 

 

La recherche d’informations

Pour rassurer tout le monde et m’assurer que je faisais les choses comme il faut, je me bien renseignée ! J’ai lu le livre de Gill Rapley (Baby-led Weaning) et plusieurs articles scientifiques sur le sujet. J’ai aussi organisé avec des mamans de mon entourage un atelier chez moi. À l’époque, il n’y avait que Sandra Griffin (Maman Mange Bien) pour donner des informations fiables et pratiques!

 

Une belle expérience

Il y a eu des hauts et des bas, mais dans l’ensemble l’expérience a été plutôt agréable pour notre famille. J’aimais le voir découvrir les aliments à son propre rythme et partager le repas familial. Au courant des semaines et des mois qui ont suivi, il a développé ses habiletés à manipuler les aliments et à les manger. Il a rapidement maîtrisé l’utilisation des ustensiles. J’ai eu beaucoup de nettoyage et de lavage à faire, mais j’étais fière de ces capacités et de l’éventail de goût qu’il aimait. Ses aliments préférés aujourd’hui ? Calmar, poisson, lentilles, avocat, poulet à la grecque, tacos, poivron cru, mangue…


bébé pain et oeuf
Les premières bouchées "autonomes"
Bébé et pâtes
La pince se développe

Le pire dans tout ça ?

Après deux rencontres, le pédiatre a conclu à une « recherche de stature familiale » pour expliquer le décrochage de courbe de poids. Et il a ajouté : « ce bébé est beaucoup trop en santé pour que je continue à le suivre ». Aujourd’hui, mon mini-format a plus de 3 ans et il est encore au 3e percentile! C’est un petit garçon très énergique et qui, bien qu’il aime manger de tout, a un appétit d’oiseau. J’ai appris à respecter cela, à faire confiance à ses signaux internes et à ne plus m’en faire avec son poids. Et ma fille dans tout ça?

 

Deux bébés, deux histoires

Chaque bébé est différent et je peux dire que j’étais mieux outillée quand ma fille est née. L’accouchement et les débuts de l’allaitement ont été beaucoup plus faciles. Allaiter est rapidement devenu comme une seconde nature et demandait moins d’effort que la première fois. Il n’y a pas eu de crainte pour son poids, elle était bien dodue! Il a donc été plus facile d’attendre qu’elle me montre qu’elle était prête à manger. Un midi, la veille de ses 6 mois, elle a tout simplement pris un cantaloup dans mon assiette et s’est mise à le mâchouiller. C’était le début de l’alimentation autonome pour elle!

Avec le recul et l’expérience, je me rends compte que j’aurais dû me concentrer sur l’allaitement et qu’on aurait dû m’encourager dans ce sens plutôt que de m’orienter vers les aliments complémentaires à 4 mois. Ça aura rendu l’expérience beaucoup moins stressante et plus agréable!

 

 

 

Vous reconnaissez-vous un peu dans cette histoire?



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